Recherches sur la Traversée

Salut à tous !

J’ai farfouillé dans mes photos en réfléchissant sur le thème de la Traversée, et j’y ai déniché quelques idées.

Évidemment, j’ai tout de suite trouvé quelques idées sur la traversée de la lumière dans un objet avant qu’elle ne parvienne à l’objectif. C’est l’idée que l’on voit grâce à la lumière, mais on ne voit pas la lumière en elle-même, sauf à la faire passer à travers un milieu qui la révèle. On peut faire aussi l’inverse, laisser la lumière traverser un objet pour le révéler.

C’est assez simple, mais je trouve ça sympa dans le sens où la lumière est l’essence de la photographie, et pourtant on ne la voit pas en elle-même. On peut en revanche la révéler en lui faisant traverser un milieu d’une certaine manière.

Dans le même esprit, il y a de quoi s’amuser avec les poses longues. D’abord pour révéler un mouvement, montrer la traversée en une seul image alors que dans un certain sens, la traversée s’étire dans le temps.

Et sur le thème des poses longues, je me suis dit qu’il y aurait peut être des idées dans le lightpainting. C’est vraiment quelque chose à la fois de fun et qui permet de construire une image. En tous cas, ça me donne pas mal d’idées. (Bon, la deuxième image est un peu hors sujet, mais c’est juste pour me rappeler qu’on peut faire des trucs bien sympa et drôle avec).

J’avais aussi bien sûr quelques image sur l’idée de « voir à travers ». Mais je ne suis pas sûr de m’engager sur cette voie là.

Encore que sur la photo suivante, il y a l’idée « d’avoir traversé », d’être de l’autre côté. D’ailleurs on dirait presque que l’enfant aimerait traverser mais qu’il ne le peut pas. Tout le monde le regarde et personne ne fait rien, tout le monde semble s’en ficher. Enfin, ça me parle déjà un peu plus comme sujet, quoi !

Il y a ne pas pouvoir traverser, et aussi ne pas vouloir… Parce qu’il y a 3 étages en dessous par exemple !! Je ne sais pas si la photo est très évocatrice, mais il y a peut-être quelque chose à creuser dans le sens des objets ou des situations qui nous empêchent de traverser (en bien ou en mal).

Celle du bateau ci-dessous serait plus dans mon sens d’ailleurs. Il y a une idée d’exclusion aussi, de ne pas être en situation de faire la traversée que les autres font.


Je passe rapidement sur les évocations physique de la traversée. Je les mets là, parce que c’est un peu dans la continuité du bateau au-dessus, mais disons qu’il y a une autre dimension pour moi dans la photo du bateau. Juste pour nourrir notre inspiration. D’ailleurs, j’ai l’impression qu’elles ne se passent pas de contexte comme les autres, donc en voici : La première est un toboggan, bien sûr, la photo a été prise par ma petite cousine, donc il y aurait de quoi améliorer, mais ce qui est sympa c’est qu’elle a tenté de prendre la photo pendant qu’elle faisait du toboggan. Donc elle était très franchement en train de traverser quelque chose. La seconde photo, c’est le pont sur l’Öresund, qui relie le Danemark avec la Suède. Pour moi ce n’est donc pas « juste un pont », mais le symbole de l’amitié de deux peuples qui se sont fait la guerre pendant des siècles.

Les traversées physique. Ce que j’aime bien dans ces photo, c’est l’idée qu’il y a des traversée qui nous semblent simples alors qu’elles ne le sont pas pour d’autres. Là c’est en terme de taille parce que j’aime bien la macro, mais l’idée est plus vaste. (Quand je pense qu’on pourrait lui simplifier la vie d’une manière incroyable juste en remettant un petit bout de béton dans ce trou…). Bon la dernière c’est plus pour rigoler ! Mais si ça peut donner des idées à certains… 🙂


On a beaucoup discuté de la difficulté de la traversée, du danger, de l’incertitude, etc. Mais en réfléchissant sur cette idée, et la manière de l’inverser (petit esprit de contradiction, j’en conviens), je me suis dit que la traversée, quelle qu’elle soit, est toujours plus facile à plusieurs. En couple, notamment, c’est comme cela que la plupart des civilisations construisent leur vie, mais aussi en groupe. (Sur la première image, il n’y a que deux personnes, malheureusement, mais ils étaient 130 sur la ligne de départ, prêts à affronter les 52 kms et 3500 mètres de dénivelé.)

Voilà, j’espère que ça vous apportera de l’inspiration aussi. J’ai une série que je voulais vous ajouter, mais j’ai encore une fois oublié le deuxième disque dur sur lequel sont les photos qui me manquent. Ça fera l’objet d’un poste à part.

À lundi prochain !