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0AD un RTS libre prometteur

En voilà un jeux qui a l’air beau ! Et on a de la chance, ce n’est pas toujours le cas dans les jeux libres ! L’idée derrière ce jeu, 0AD, était de réaliser un jeu de stratégie en temps réel gratuit. Mais manquant de main d’œuvre pour le développement et devant l’incroyable tâche, l’équipe de Wildfiregames éditrice du jeu a décidé de libérer le code source permettant à la communauté du libre de participer à la réalisation du projet.

Le code est désormais sous GPL et les réalisations graphiques et sonores sont sous Creative Commons.

0AD, RTS libre

0AD, RTS libre

J’ai donc testé le jeu. Un paquet existe déjà dans AUR, 0ad-svn mais le PKGBUILD est malheureusement de mauvaise facture et la compilation s’avère quelque peu difficile. Vous pouvez utiliser le mien, qui n’est pas encore au top mais qui compile au moins. Vous aurez par contre besoin d’une version patchée de SpiderMonkey (voir le bug #15626 du bugtracker). Il vous faudra par contre le paquet mis-à-jour 1.7.0-2 de spidermonkey. Enfin, il faudra probablement lancer le jeu en root, je n’ai pas encore réussi à résoudre les problèmes de permission.

Une fois tout ce bazar installé (comptez 1,6Go de sources, 200Mo de paquet et 550Mo installé), vous pourrez enfin découvrir le jeu. Si vous avez une bonne carte, poussez les graphismes ça vaut le coup. Le jeu est encore en développement et ça se sent parfois (on peut faire voguer une galère dans la forêt). Mais j’ai été très étonné de ce qu’un jeu gratuit peu donner même en pleine conception. Certains concepts sont aussi prometteurs, on peut vraiment conquérir des territoires en installant sa propre Agora en son centre et les unités à pied peuvent également participer à la construction. Je suis assez impatient de voir les premières releases.

Les graphismes sont étonnants

Les graphismes sont étonnants

J’aimerais bien par contre qu’ils mettent en place un concept plus étoffé pour les territoires et l’aménagement de l’espace. Par exemple, suite à un combat, le vainqueur et le vaincu pourraient signer un armistice moyennant la cession d’un territoire, de ressources, d’unités contre la promesse d’une période de paix (qui si elle est rompue provoquera par exemple la perte de ressources ou d’unités chez l’attaquant). De la même manière, tout est fait pour pouvoir construire des sortes de villes mais comme beaucoup d’autres jeux, les limites d’une ville et les bâtiments qui la composent sont assez flous. Il serait intéressant qu’un groupe de bâtiments autour d’une Agora soient considérés comme une ville à part entière (dont on pourrait définir le nom par exemple). En cas de perte de batailles, une ville pourrait être cédée à l’adversaire. Je n’aime pas trop le concept de tout raser dans les jeux de stratégie, là au moins il serait possible de conserver une partie des bâtiments. Il pourrait aussi y avoir des échanges commerciaux dune ville à l’autre, etc.

Bref, à surveiller de près !

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Préparation du mini-séjour à Antichan

Ce soir nous sommes chez Yohan-Alexandre ( c’est moi en fait :) et apres s’être bien rempli le ventre de ravioli chévre, courgette (!!) nous sommes fin prés à démarrer notre projet pédagogique.

Il faut également noter que depuis le début de soirée j’ai l’honneur d’écouter Côme, mon tres cher adjoint, s’exercer à la flute ( faites qu’il ne l’ai pas cet été…).

Prochain rapport demain matin.  Ω

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Black-out du site

Le projet de loi « Création et Internet », parfois baptisé « loi Hadopi », ou encore « loi Olivennes » d’après son principal inspirateur, est un projet de loi français concernant principalement les droits d’auteur sur Internet. Il propose la création d’une autorité administrative indépendante qui aura pour rôle la mise en œuvre d’une « réponse graduée » contre le téléchargement numérique illégal. — Wikipédia

Probablement inefficace et injuste, cette loi met surtout notre liberté en danger. Inefficace, parce qu’à peine les verrous posés par la loi, les zinzins du téléchargement trouveront le moyen de les faire sauter. Ce ne sera pas le cas de M. Tout-le-monde. En d’autres termes, le gros poisson passera entre les mailles du filet, et ce sera le petit mélomane du dimanche qui se fera épinglé. Celui qui justement, continue à acheter les disques de ses artistes préférés, mais qui aime essayer avant d’acheter. Mais télécharger, c’est illégal, il aura donc quand même quelque chose à se reprocher… Pas si sûr…

Au fur et à mesure des contournements, d’autre mesures seront adoptées (et sont d’ailleurs déjà prévues). Ainsi seront mis en place le filtrage par IP, c’est-à-dire tout simplement bloquer l’accès à certains sites, puis par port, c’est-à-dire bloquer l’accès à certains services. On trouvera d’une part des services légaux pénalisés par un mauvais référencement, mais surtout des services bloqués car ils utilisent la même technologies ou la même identité qu’un service illégal. Par exemple, la BBC ainsi que la CNN utilisent les technologies P2P pour permettre à leurs utilisateur de regarder les programmes proposés par les deux chaines en minimisant la charge sur les serveurs. Il y a fort à parier que ces applications seront hors-service dès que les mesures seront appliquées. De même, qu’en sera-t-il d’un seul et même serveur (même IP, même identité) qui héberge plusieurs sites internet légaux ou non ? Bienvenue en Chine…

Je vous disais que le pirate pris en flagrant délit avait forcément quelque chose à se reprocher, puisque l’automate de l’Hadopi en aura fait la preuve. La loi prévoit que le possesseur de la ligne internet sera responsable de ce qui transite sur sa connexion. Les parents seront par exemple responsables (ils l’étaient déjà) de leurs ados qui nouent allègrement le bandeau de pirate sur leur front dès le retour de l’école. Mais il en sera de même vis-à-vis du pirate qui utilise votre connexion WiFi par exemple, ou encore installe un logiciel sur votre ordinateur, logiciel qui lui permettra de faire transiter son piratage par votre connexion. Vous serez donc responsable de ses méfaits car vous n’avez pas été assez vigilant sur la sécurité de votre réseau (vous n’êtes pas raisonnables, non plus !). Et comme l’Hadopi n’est pas une structure juridique, aucun recours n’est prévu.

Et si vous n’êtes pas Bill Gates, comment faire pour être sûr que personne ne rentre chez vous ? En installant un logiciel anti-infraction validé par le gouvernement, par exemple. Si celui-ci ne remplit pas son rôle, peut-être pourrez vous quand même argumenter que vous aviez fait du mieux que vous pouviez. C’est là qu’intervient en plus un problème qui concerne les logiciels libres. Récemment, le rapporteur de la commission des lois s’est opposé à la condition d’interopérabilité de ces logiciels ainsi que l’exonération en cas d’impossibilité d’appliquer les mesures demandées. C’est-à-dire que personne n’exige que lesdits logiciels soient compatibles avec l’ensemble des configurations disponibles, ou que le panel des logiciels proposés propose des alternatives pour ces configurations particulières. Plus simplement, si vous utilisez un environnement non-standard, plutôt geek, comme Linux, BSD, ou même antiquité comme une vieille version de Windows sur un vieux PC recyclé en joujou pour le fiston, et que vous n’êtes pas en mesure d’installer un des logiciels assermentés, eh bien ce sera tant pis pour vous.

C’est pourquoi, j’ai décidé de répondre à l’appel de la Quadrature du Net et de repeindre, espérons-le de manière temporaire, ce site en signe de désaccord avec cette loi et pour dénoncer les dangers qu’elle représente pour tous les citoyens français utilisateurs du Net et pas seulement les libristes.

Je vous encourage à lire le document très instructif et très bien écrit de l’ISoc France, ou au moins de lire le communiqué sur leur site.

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Nous sommes en ligne !

Hello hello, amis Scargots et non Scargots !

C’est avec plaisir que je mets en ligne la première version de notre blog. Le thème n’est pas encore parfait, l’intégration n’est même pas finie, mais je ne voulais plus attendre. Alors amis, à vos plumes ! Je vous rappele les règles : écrivez ce que vous voulez !

De manière un peu plus sérieuse je re-précise que les articles publiés ici, le sont sous licence Creative Commons «BY-SA», en français, «Paternité – Partage des Conditions Initiales à l’Identique». Pour ceux qui ne connaissent pas, cela veut dire que les articles publiés ici vous appartiennent mais vous autorisez la reproduction, la distribution, la communication même dans un but commercial ainsi que la modification à partir du moment où vous, l’auteur, êtes cité explicitement et que les modifications apportées sous publiés sous la même licence Creative Commons «BY-SA» ou équivalente. Vous aurez plus d’informations en consultant la page officielle http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/fr/.

J’attends avec impatience de pouvoir vous lire.